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Recueil complet
3 500 000 ANS
Paroles & musique : CHEYMS

Trois millions cinq cent mille ans,
Voici trois millions cinq cent mille ans que tu t'es aperçu qu'tu pouvais
Marcher sur tes pattes arrières, trois millions cinq cent mille ans
C'est beaucoup et c'est bien peu, pour un pauvre demi-dieu
Car c'est bel et bien, sans attendre, ce à quoi tu voulais prétendre
Mais bien qu't'en sois convaincu, tu pètes pas plus haut qu't'on cul !

Emporté par ton élan,
Tu as pris conscience, quelle insolence, qu'il y avait le bon et le mauvais
Du néant à la lumière, je crois que bon an mal an
Tu penches souvent pour les deux ! Il y a l'aimable et l'odieux
J'irais même jusqu'à prétendre, jusqu'à laisser sous-entendre
Comme dans tout ce qui t'inspire, le meilleur côtoie le pire

Refrain :
Homme, tu es homme, tu es homme avant tout
Homme tu es homme, homme tu es l'homme
Homme tu es tout, et rien du tout…

Que tu sois jaune, ou noir, ou blanc,
T'as tout gaspillé, tout massacré, tout gâché alors que tu avais
Une planète hospitalière, trois millions cinq cent mille ans
C'est à toi, à tes aïeux, ce tableau calamiteux
Mais tu perds rien pour attendre, ton avenir il est pas tendre,
Il suit son cours dans l'histoire, à petits pas aléatoires

Enivré par ton talent
Les joyeuses tueries et les grands conflits, ton œuvre se parachevait
Par les joies du feu nucléaire, trois millions cinq cent mille ans
T'as vraiment pas froid aux yeux, et des goûts bien dispendieux
Tu perds rien pour attendre, ton avenir il est pas tendre,
T'en r'parlera à tes mômes, de la fusion de l'atome !

Refrain :
Homme, tu es homme, tu es homme avant tout
Homme tu es homme, homme tu es l'homme
Homme tu es tout, et rien du tout…

Pas besoin de t'faire un bilan…
C'est triste… et désolant, t'aurais pas dû, jouer les créateurs sans brevet
Y'a vraiment pas d'quoi être fier, trois millions cinq cent mille ans
Attention ! c'est du sérieux, ton avenir n'est pas radieux !

Refrain :
Homme, tu es homme, tu es homme avant tout
Homme tu es homme, homme tu es l'homme
Homme tu es tout, et rien du tout…

BERLIN
Paroles & musique : CHEYMS

Où serais-tu ma blondinette
Si Berlin ne fut pas en fête
D'avoir entrouvert le rideau
Toi qui es là comme un cadeau

Avec des œillets en bouquet
Tout les 1er du mois de mai
Vous défiliez sous les tribunes
Et les Ricains s'offraient la lune

Les chœurs de l'Armée Rouge galvanisaient ton camp,
Il y avait entre nous, des bruits de bottes à chaque printemps

Refrain :
Il y avait entre nous Berlin
Il y avait entre nous
Il y avait entre nous Berlin

On amassait sur les frontières
En batteries de têtes nucléaires
Des épouvantails à moineaux
Des agents doubles et des drapeaux

Les corps sculptés de vos athlètes
Et la maigreur de vos emplettes
A la télé, dans les journaux
Venaient parachever le tableau

Ces heures de longues files où tu passais ton temps
Et le manque de tout, suivaient le cours des faits marquants

Refrain :
Il y avait entre nous Berlin
Il y avait entre nous
Il y avait entre nous Berlin

On proclamait sur les chantiers
Des mots de solidarité
Tu découvrais des sentiments
Poussés au cœur de tes cinq ans

Moi, de Strogoff à Jivago
Plongé aux pays des sanglots
Je goûtais déjà le parfum
Des changements du lendemain

Ces fleurs jetées en douce, du côtés de l'Otan
Envers et contre tout, passeurs de mur et dissidents

Refrain :
Il y avait entre nous Berlin
Il y avait entre nous
Il y avait entre nous Berlin

Te souviens-tu ma blondinette,
De ce jeune crétin en goguette
Qui t'attendait là, sur un banc
Emerveillé par les Trabans

C'était le temps d'après la chute
Il était arrivé sans but
Tu l'avais traité comme un frère
D'avoir croisé ton regard fier

Son cœur penchait sans doute du côté des perdants
Il y avait entre vous toute la mesure des évènements

Refrain :
Il y avait entre vous Berlin
Il y avait entre vous
Il y avait entre vous Berlin

CE BONJOUR
Paroles et musique : Cheyms

Refrain :

Intégré au décor
S'avisera-t-il encore
Sans qu'on lui rende la pareille
De s'offrir à vos oreilles ?

Ce bonjour, qui attend, une réponse, un regard simplement
Un sourire, une reconnaissance, une marque de respect,
D'intérêt
Ce bonjour, qu'on récuse, sans excuse, trop ostensiblement
Ce sourire qui perd de son aisance , lorsqu'au premier aspect
Il déplait

Il récolte un amer fruit, le revers cuisant du mépris
Désinvolte, il en paye le prix, sous l'œil écrasant du mépris

Refrain :
Intégré au décor
S'avisera-t-il encore
Sans qu'on lui rende la pareille
De s'offrir à vos oreilles ?


Ce bonjour, différent, surprenant, de couleur et d'accent
Ce sourire, soudain émanant d'un étrange et d'un drôle
De faciès
Ce bonjour, en solo, sans écho, qui s'adresse aux passants
Ce sourire, qui vous parle franco mais ne joue pas le rôle
Qui vous sied

Il récolte un amer fruit, le revers cuisant du mépris
Désinvolte, il en paye le prix, sous l'œil écrasant du mépris

Refrain :
Intégré au décor
S'avisera-t-il encore
Sans qu'on lui rende la pareille
De s'offrir à vos oreilles ?

Ce bonjour, négligé, outragé, inutile à vos yeux
Ce sourire, facile à partager, restera malgré tout
Sans effet
Ce bonjour vous acclame et réclame un mot tendre et joyeux
Un sourire, comme une lueur de l'âme qui porterais partout
Ses bienfaits

Mais récolte un amer fruit, le revers cuisant du mépris
Désinvolte, il en paye le prix, sous l'œil écrasant du mépris

C'EST POUR QUAND ?
Paroles & musique : CHEYMS

Si vous saviez ce que c'est que d'avoir un bébé
C'est une joie immense qu'on ne saurait regretter
Depuis le jour béni de mon premier enfant
Plus rien n'est vraiment comme avant

Si vous saviez ce que m'apporte Sébastien
C'est un amour d'enfant qui ne manque de rien
Sans mon petit chérie comme la vie serait triste
On ne peut pas vivre en égoïste

Refrain :
Et vous c'est pour quand ?
Et vous c'est pour quand ?
Et vous alors c'est pour quand ?
C'est pour quand c'est pour quand
Et vous alors ?
Pour quand ?

Si vous saviez ce que c'est que d'avoir un bébé
C'est une joie immense qu'on ne peut imaginer
Depuis ce jour béni tout est si différent
C'est le bonheur d'être parent

Si vous saviez ce que j'éprouve en ce moment
Regardez-le dormir dans les bras de maman
On forme un vrai famille, avec Jean-François
Faut qu'on vous donne le mode d'emploi

Refrain :
Et vous c'est pour quand ?
Et vous c'est pour quand ?
Et vous alors c'est pour quand ?
C'est pour quand c'est pour quand
Et vous alors ?
Pour quand ?

Si vous avez le temps passez à la maison
Notre petit dernier est sans comparaison
Il a déjà l'étoffe d'un futur avocat
Bienvenu dans le monde de l'enfant roi

Refrain :
Et vous c'est pour quand ?
Et vous c'est pour quand ?
Et vous alors c'est pour quand ?
C'est pour quand c'est pour quand
Et vous alors ?
Pour quand ?

CHARLENE
Paroles & musique : CHEYMS

Charlène est une archéologue sur le chantier de fouille
Elle creuse et tripatouille, alternant le pinceau, la pioche et le cordeau
Sans jamais perdre haleine

Charlène a découvert l'amour à la tombée du jour
En suivant ses contours, le sujet masculin qu'elle frôle avec ses mains
N'avait pas, la trentaine

Charlène, Charlène,

Elle ne songe qu'à une chose et dans une jolie pause,
Elle s'applique à creuser, autour de l'être aimé un délicat sillon
Elle se donne de la peine

Refrain :
Car elle est amoureuse de ce chasseur de rennes
Elle aime son squelette, robuste et corpulent
Mais elle doit l'exhumer du fond de sa moraine
Car il est couché là depuis près de 15 000 ans

Charlène est une archéologue et ce curieux guerrier
Qu'elle vient de déterré est un puissant chaman, qui gardait ces arcanes
dans les limbes du temps

Mais te dirais-je Charlène que je ne suis pas surpris du monde des esprits
Et qu'il suffit d'un geste pour qu'ils se manifestent
Et c'est là l'inquiétant

Charlène, Charlène,

Je reste sans épilogue, car on n'est sans nouvelles
De cette demoiselle, si cette étrange flamme la perdue corps et âme
J'en ai bien de la peine

Refrain :
Elle était amoureuse de ce chasseur de rennes
Elle aimait son squelette, robuste et corpulent
Sur le crâne glacé de cette passion soudaine
Charlène a déposé un baiser brûlant

A présent, tu es mienne, Charlène, Charlène
Allez viens, je t'emmène, Charlène (bis

CRACOVIE
Musique : Traditionnelle Yiddish / Paroles & adaptation : CHEYMS


Résonnez violons, flûtes et hautbois
Heureux, qui voie Cracovie le matin très tôt
Passé notre pont, nous voilà chez toi
Au cœur même de la ville s'ouvre l'ancien ghetto

Le silence est tombé sur les yeshivas
On peut encore écouter la douleurs des murs
Car quoi qu'on invoque Dieu ou Jéhovah
Les fantômes du passé vives dans leur fissures

Sous les murs des jardins des couvents
Dans cette ville ouverte à tout les vents
Je remonte le cours de nos vies
Je reviens à Cracovie…

Nous nous étions dit en nous mariant
Dans cette ville au doux parfums d'orient
Qu'un jour à la croisée de nos vies
Nous reviendrons à Cracovie…

Naviguant dans l'eau trouble de ses faubourgs
Mille églises tels de vaporeux vaisseaux
Tournent proue vers le tout premier point du jours
Rehaussant leurs gréements sur d'élégants arceaux

Papiers gras et pigeons, corbeaux et choucas
Enveloppée dans son écrin de grisaille
Tu aimais emprunter la rue Krakowska
C'était le temps de l'amour et de nos retrouvailles

Nous nous étions dit en nous mariant
Dans cette ville au doux parfums d'orient
Qu'un jour à la croisée de nos vies
Nous reviendrons à Cracovie…

Sous les murs des jardins des couvents
Dans cette ville ouverte à tout les vents
Je remonte le cours de nos vies
Je reviens à Cracovie…

Depuis que la Vistule l'étreint et l'enlace
Sa beauté ne s'est guère altéré
Un éternel penchant jamais ne se lassent
Il reste prisonnier d'un amour éthéré…

ETEINT LA TELE
Paroles & musique : CHEYMS

Je sens mes paupières s'alourdir
L'amertume est sur toutes les chaînes
Nous n'avons plus rien à nous dire
Seul l'usage nous enchaînent
Tu songes à changer de réseaux
Mais le spleen est sur notre antenne
Nous naviguons entre deux eaux
Au gré des ondes incertaines

Tous les soirs, elle nous impose
Le summum de l'absurdité
Ma raison pourtant s'y oppose
J'ai gardé ma lucidité
Mais je renonce à m'y soustraire
Ton silence est comme un fardeau
Rien ne pourrait mieux te distraire
J'en ai froid dans le dos

Refrain :
L'écran déliquescent me révolte et m'écœure
Tu persiste à garder tes vieilles rancœurs
La méfiance prédomine
Notre histoire se termine
Son heureux dénouement
Ne tient plus qu'à un mouvement…
Eteins la télé… (4 x)

Les flopées de jeux imbéciles
Ont remplacé ceux de nos reins
Reste l'image à domicile
Et nos deux cœur qu'on étreint
Tu souris à l'animateur
Qui de son petit air sucré
Flatte des talents d'amateur
Selon la formule consacrée

Refrain :
L'écran insinuant et son speech enjôleur
Qui nous blase et nous brise, n'est plus qu'un leurre
Les émissions s'achèvent
Et je sors de mon rêve
La nuit est étoilée
Viens, je vais te cajoler
Eteins la télé… (4 x)
FORTUNATUS
Paroles & musique : CHEYMS


Un jour en plein soleil
Croisant un inconnu
Qui prodiguait conseil
A tous les ingénus

Funeste politesse
Me fît tirer chapeau
A la pire des espèce
Dont voici le propos :

"Cette ombre magnifique
Qui vous suit pas à pas,
Cette ombre magnifique
Monsieur, vendez-la moi ! "

Cette entrée en matière
Pour le moins incongru
Prouve que j'avais à faire
A un esprit tordu

Mais l'immense fortune
Qu'il versa dans mes poches
Me décrochait la lune
Moi qui n'étais qu'une cloche

Après tout que m'importe
De perdre mon reflet
Si ce marché me porte
A un bonheur complet

Et j'ai vendu mon ombre
A ce fieffé coquin
Oui j'ai vendu mon ombre
Comme l'aurait fait d'aucun

Il détacha sans hâte
Mon ombre du gazon
Et roulée comme une pâte
L'a mit dans son veston

Gardant mon assurance
J'empochais le magot
Il fit une révérence
Et me dit, tout de go :

"Cette ombre magnifique
Ne vous en souciez pas
Cette ombre magnifique
A présent, est à moi !"

Je crû l'entendre rire
Ravi de son forfait
Et le vis déguerpir
Dans une vaste forêt

Des marcheurs en cadence
Qui battaient la campagne
S'avisant de l'absence
De ma vieille compagne

Jugèrent à leur manière
De l'honneur des Dragons
D'offrir à mon derrière
Une volée plomb !

D'avoir vendu mon ombre
A un fieffé coquin
D'avoir vendu mon ombre
On me chasse comme un chien !

Vous me voyez la dupe
D'un horrible secret
Tout ce qui porte jupe
Me fuyant désormais

Je fais pâle figure
A me cacher ainsi
Car je rase les murs
A la moindre éclairci

Après tout que m'importe
Le pouvoir et l'argent
Si mon destin me porte
A faire fuir les gens !

D'avoir vendu mon ombre
A un fieffé coquin
D'avoir vendu mon ombre
Je glace mon prochain !

Car un homme sans ombre
Même s'il est fastueux
Inspire au plus grand nombre
Des prières au bon Dieu

J'ai parcouru le monde
Fuyant comme un proscrit
En hurlant à la ronde
De ce qu'on m'avait pris

Mon ombre magnifique
Créatures de trépas !
Mon ombre magnifique
Maintenant, rendez-là moi !

L'ACCIDENT
Paroles et musique : CHEYMS

Prends-moi la main surtout ne bouge plus mon amour,
Tout ira bien, les secours ne vont plus tarder
Je les entends déjà qui accourent
Comment ai-je pu faire une telle embardée ?

Toujours consciente mais le corps perclus de cassures
Tes yeux s'affolent et m'implorent de les secourir
Je t'enlace mais plus rien ne te rassure
Tu cris, tu pleures ton refus de mourir

Oh ! je t'en prie, tais-toi, tais-toi
Je reste là, tout près de toi
Mais de t'entendre ainsi gémir
De te voir baignée dans ton sang
Je n'en fini plus de frémir
Tout horrifié, si impuissant

Je ne roulais pourtant pas si fort
Maudit soit ce vilain coups du sort
Tout est ma faute, tout est ma faute
Cette voix qui fuse, c'est mon cœur qui refuse
Ce coup d'arrêt qui glace tes veines
Le froid du couperet qui t'emmène


Oh ! mon amour ta lutte fut tellement exemplaire
Que les gendarmes eux-mêmes en eurent le cœur serré
Et moi je sais de quoi tu avais l'air
Chérie, lorsqu'ils t'ont désincarcérée

Je suis hanté par cette vision infernale
Ton jolie corps coincée dans cette amas de tôle
Au retour d'une soirée plutôt banale
Agrémentée de petits verres de gnôle

Pardonne-moi, pardonne-moi
Mon harmonie, ma vie, ma joie
Que n'ais-je eu le temps de chérir
Tes grands yeux tristes et caressants
Que n'ais-je eu le temps de leur dire
Combien ils étaient ravissants

Je ne roulais pourtant pas si fort
Maudit soit ce vilain coups du sort
Tout est ma faute, tout est ma faute
Cette voix qui fuse, c'est mon corps qui accuse
Le coup d'arrêt que je m'assène,
Le froid du couperet qui m'emmène

L'AMOUR EN VEILLE
Paroles et musique : CHEYMS


Le prince charmant…
Y croyez-vous vraiment ?
Les vrais amants…
Qui s'aiment forcément !

Jour après jour s'en va l'amour, il ne reste que l'ennuie…
L'amour toujours ! ce beau discours vous abuse et vous séduit !

C'est un roman
Injuste et déprimant
Complètement
Privé de sentiments

J'avais pourtant pris les devants, je ne pensais qu'à faire plaisir
Sans même savoir d'où vient le vent, sans prévoir mes désirs

Refrain :
Les passions éteintes,
De nos amours en veilles,
Le ciel en demi teinte
De nos monts et merveilles
Trop rares étreintes
Le toujours pareil

Allons gaiement
Sous la foi du serment
Aveuglément
Sans autres agréments

Vers un bonheur tout assuré, vers un destin tout tracé
Vers une union mal augurée, vers des vœux non exaucés

Finalement
Aimer différemment
Résolument
On s'en sort aisément

La la la la…

Refrain :
Les passions éteintes,
De nos amours en veilles,
Le ciel en demi teinte
De nos monts et merveilles
Trop rares étreintes
Le toujours pareil

L'ARTISTE QUI S'IGNORE
Paroles & musique : CHEYMS

L'artiste qui s'ignore va gâcher son talent
Se dévaloriser et perdre son élan
L'artiste qui sommeille n'a pas encore de style
Il s'embarrasse déjà de son petit nombril

Parlons de son nombril, qu'il a pourtant très beau
Et sa fichu pudeur et sa fausse modestie
Tous ses rêves d'estrades et de jolies tréteaux
Cette soi-disant mission dont il est investie

Refrain :
L'artiste qui s'ignore et qui me casse les pieds
Qui pleure et qui déplore sa vie trop bien rangée
L'artiste qui s'ignore ou qui feint d'ignorer
Des prédispositions quelque peu négligées

L'artiste qui s'ignore n'est pas toujours en verve
Il manque un peu de souffle, il oscille, il s'énerve
L'artiste qui sommeille à son doux point d'ancrage
Sous l'accueillant couvert d'un bonheur sans nuages

Ce n'est que sous l'effet d'un cruel abandon
Qu'une âme timorée peut raviver ses dons
Prends ta meilleure plume, va jouer les égotistes
Pars sans aucun regret mener ta vie d'artiste

Refrain :
L'artiste qui s'ignore et qui me casse les pieds
Qui pleure et qui déplore sa vie trop bien rangée
L'artiste qui s'ignore ou qui feint d'ignorer
Des prédispositions quelque peu négligées
LA HAINE
Paroles & musique : CHEYMS


Sous vos crânes rasés
Ignorants du génome
Sales mômes

Qu'avez-vous donc tenté
De montrer par l'affront ?
Petits cons !

Sous la lune pleine et entière
Dans la pénombre du cimetière

Sur les murs des mausolées
Fleurissent les croix gammées
Et dans ces fleurs assassines
Vos noirs desseins se dessinent

Refrain :
La haine est reine, la haine est pérenne, la haine (bis)

Sur les stèles brisées
Du tréfonds de la fosse
Sales gosses !

Vous n'avez d'autres idées
Que la haine à flatter
Saletés !

Car c'est bien à l'aune des marbres
Alignés à l'ombre des arbres

Et malgré le poids de années
Que fleurissent les croix gammées
Et ce parfum d'ignorance
Me donne la pleine assurance

Refrain :
Que la haine est reine, la haine est pérenne, la haine (bis)

Mais de ce lieu profané
Par la pelle et la pioche
Sales mioches !

Montent les cris enragés
De nos morts à calots
Petits salauds !

Ceux qui sont tombés sous le bombes
Et qu'on a relevé de leurs tombes

Les âmes des tirailleurs
Damnés de la coloniale
Car c'est pour l'homme venu d'ailleurs
Ce triste cérémonial

Refrain :
La haine est reine, la haine est pérenne, la haine (bis)

LE DIRECTEUR
Paroles & musique : CHEYMS


Monsieur le Directeur,
Les cadences sont trop fortes,
Changez-moi de secteur,
Et faites en sorte,
De ménager ma peine,
De soulager la chaîne,
Monsieur le Directeur…

Mais madame,
En voilà donc une affaire !
Madame…

Monsieur le Directeur,
Ecoutez, un instant
C'est ici, que j'ai mal
Un vrai tourment
Excusez mon sans-gêne
C'est le malheur qui m'amène
Monsieur le Directeur…

Mais Madame,
Entre nous les choses sont claires
Madame…

Refrain :
Si vous n'êtes pas contente, la porte, la porte
Si vous n'êtes pas contente la porte est grande ouverte
Il y en a bien assez, pour prendre votre place,
Il y en a bien assez, bien assez…

Monsieur le Directeur,
J'ai des enfants à charge
Un divorce à mon cœur
Et restent en marge
Des besoins, des envies
Pour un sens à ma vie
Monsieur le Directeur…

Mais Madame,
Pour ce qui est des salaires…
(parlé) La conjoncture actuelle impose à tous des sacrifices…
Alors…

Refrain :
Monsieur le Directeur,
Je vois, dès à présent
La misère vous écœure
Convenez-en,
Vous êtes, j'en suis outrée
Un con et un frustré
Monsieur le Directeur

Mais Madame !
Je vous ordonne de vous taire !
Madame…
(parlé) : Oui, je sais, je sais… je connais la rengaine à présent…

Refrain :
Si vous n'êtes pas content, la porte, la porte,
Si vous n'êtes pas content la porte est grande ouverte
Elle s'ouvre sur la rue qui gronde et qui vois rouge
Elle s'ouvre sur la rue
Sur la rue !

Si vous n'êtes pas content, la porte, la porte,
Si vous n'êtes pas content la porte est grande ouverte
Elle s'ouvre sur la rue qui gronde et qui vois rouge
Votre ère est révolue, révolue
Votre ère est révolue, révolue !
La, la, la, la, la…

LE FACTEUR
Paroles & musique : CHEYMS


J'attends le facteur, mais il tarde à passer
Il y a bien trois quart d'heure,
Que j'attends mon courrier
L'oiseau de malheur, n'est jamais trop pressé
Son sourire enjôleur et ses calendriers

Refrain :
Son p'tit travail tranquille attise les rancunes
Et nourris le ferment, au sein de la commune
Mais dehors, par tout les temps, ne vous en déplaise
Il porte les nouvelles, les bonnes et les mauvaises

J'attends le facteur et je ronge mon frein
J'ai flairé son odeur, c'est mon métier de chien
S'il commet l'erreur, d'entrer dans le jardin
J'en ferai mon 4 heure, je suis un bon gardien

J'attends mon facteur, mais où est-il passé ?
Il plairait à mon cœur, de pouvoir lui parler
Pour faire mon bonheur, il n'est pas le dernier
Une bouffée de chaleur, m'oblige à l'embrasser !

Refrain :
Son p'tit travail tranquille attise les rancunes
Et nourris le ferment, au sein de la commune
Mais dehors, par tout les temps, ne vous en déplaise
Il porte les nouvelles, les bonnes et les mauvaises

LE FRIC
Paroles & musique : CHEYMS


Si le bonheur est dans nos poches
Et qu'il convient de l'afficher
Il est bien vide, il est bien moche
Et il fluctue sur les marchés

On le dénonce et on l'accuse
Mais face à la pureté des choses
Il y a toutes ces bonnes excuses
Qui servent à plaider sa cause

Refrain
Ah ! Le fric !

Le jour nous prend dans sa clarté
Et nous pousse à rêver d'avenir
On se voit riche, sans écarter
Aucun moyen, d'y parvenir

Et fort de ce précieux projet,
Qui nous voit aussitôt courir,
On oublie que le bout du trajet
Se résume en un mot : mourir

Refrain
Ah ! Le fric !

La nuit nous offre ses faveurs
Elle a le cœur compatissant
Des filles qui comptent au fil des heures
Les brèves ardeurs des passants

On croit partager la détresse
De leur jeunesse ébouriffée
On s'entend dire : adieu tristesse !
Mais le plaisir est tarifé

Refrain
Ah ! Le fric !

Le voilà donc l'objet suprême
Dont rêve la plupart des gens
On en revient toujours au même
Il n'y a pas mieux que l'argent

Pour ajouter de la couleur
Pour être au bal bien costumé
Pour oublier tous les malheurs
De nos vies qui partent en fumée
(bis)

Refrain
Ah ! Le fric !

LE PETIT VALET
Paroles & musique : CHEYMS - 2011


Les murs du palais tendent leurs oreilles
Qui aurait pu croire un chose pareille ?
Un petit valet qui siège au conseil
Vint à recevoir pas mal d'oseille
Partout dans la presse, comme un retour de flamme
Cet aveu de faiblesse fixe le drame...

Les clients potentiels, des ministères,
Ont flairé, la bonne affaire,
Ce coup providentiel peut mettre à terre,
Le préféré, des hautes sphères,
Les ambitions se poussent, le landernau s'affère
Et puis tout éclabousse en surenchères...

Refrain :
Le public écœuré se lasse,
Que voudriez-vous qu'il fasse ?
Le public écœuré se lasse,
Se lasse...

Touchés par la honte qui ronge le système,
On entend pleurer tout les forts en thème
Quand les petits comptes font monter la crème
Faut pas se leurrer du centre aux extrêmes
On fait ses calculs, on vise les places
On devient pendule, quelque soit sa classe,

Le chef de l'état, droit dans son costume,
Jure ses grands dieux, c'est la coutume,
Fort de son éclat, il monte en volume,
Mais c'est contagieux il perd des plumes
La gauche vitupère, on cite des noms
Un premier secrétaire pète les plombs

Refrain :
Le public écœuré se lasse,
Que voudriez-vous donc qu'il fasse ?
Le public écœuré se lasse,
Se lasse...

Au sein du palais on reste en éveil,
Dur d'essuyer un coup pareil,
Le petit valet, qui siège au conseil,
A fait vaciller tout l'appareil !
Enfin ! De guerre lasse, par défaut d'attention
Noyé dans la masse, des informations,

Refrain :
Le public écœuré se lasse,
Se lasse...
Le public écœuré se lasse,
Se lasse...
Se lasse...
Se lasse...

LE PETIT COIN
Paroles & musique : CHEYMS


J'aime aller, au petit coin,
Pour y soigner mon orgueil
Quand on va, faire ses besoins,
On se considère déjà d'un autre œil

On est bien sur les toilettes,
On y ménage sa vanité
C'est restreint, c'est une petite cachette
On y préserve sa dignité

Refrain :
Et on redécouvre sa vraie valeur
Parmi les mauvaises odeurs
On ravale son amour-propre
Quand la cuvette, n'est pas propre
Qu'on soit noir, blanc ou jaune,
Quand on est sur le trône
Eh ! Tous, on pousse
Tous, on pousse…

Quand on est aux commodités
Parmi les odeurs nauséabondes
Point de manières, trop affectées
On quitte la pose et on s'assied comme tout l'monde

Rendez-vous au cabinet d'aisance
Car on a tous une propension mesquine
A déballer nos performances
A oublier que c'est au fond des latrines

Refrain :
Qu'on redécouvre sa vraie valeur
Parmi les mauvais odeurs
Rien de tel pour nous rabaisser
Qu'un p'tit séjour au W.C.
Qu'on soit mâle ou femelle
Quand on va à la selle
Eh ! Tous, on pousse
Tous, on pousse…

LES FILLES
Paroles et musique : CHEYMS


Je ne suis pas musicien pour le plaisir d'être musicien
Je ne me suis pas cloîtrer dans mon garage des années durant
Simplement, simplement pour dire de tuer le temps
Il est de mon devoir de vous dire à quoi tout cela tient :

En réalité la vrai raison est moins avouable
En vérité, le pourquoi est beaucoup moins louable
Je ne fait pas ça, non pas ça, sans intentions coupables
Non, non , non , non

Je ne suis pas musiciens pour le plaisir d'être musicien
Ne vous y trompez pas tout cela découle d'un calcul
Un secret qui m'aide à surmonter la peur du ridicule
Désir inavoué dont la fin justifie les moyens…

En réalité le cachet n'est pas mon objectif
En vérité tout ceci n'est pas très lucratif
Je ne fait pas ça non pas ça pour le quantitatif
Non, non, non , non

Refrain :
Alors tout ça pour quoi ? tout ça pour qui ?
Quel but, en soi , vers vous me conduit ?
Garder la foi, rien que pour qui ?
Pour les filles, les filles
Ça va, de soi, rien que pour les filles
Oh ! les filles, les filles, les filles, les filles, les filles,
De vous à moi, rien que pour les filles…

Je ne suis que musicien pour séduire, je ne veux que plaire aux nanas
Oui, je sais c'est honteux à dire, je ne le fait rien que pour ça
Après tout, pourquoi mentir c'est tout ce qui m'obsède
Et J'affirme sans hésiter que d'elles tout procède

En réalité les p'tits lots, moi c'est tout ce que j'aime
En vérité tout cela n'est qu'un stratagème
Je ne fait pas ça non pas ça pour la vie de bohême
Non, non, non , non

Refrain :
Alors tout ça pour quoi ? tout ça pour qui ?
Quel but, en soi , vers vous me conduit ?
Garder la foi, rien que pour qui ?
Pour les filles, les filles
Ça va, de soi, rien que pour les filles
Oh ! les filles, les filles, les filles, les filles, les filles,
De vous à moi, rien que pour les filles…

LES IDEES NOIRES
Paroles & musique : CHEYMS

Tout le clair de mon temps
Gît dans les sous-sols de l'humanité
Chasse mes idées noires
Chœurs : ami, amour, chasse tes idées noires
Mon cœur de serpent
Gît dans le formol de la vanité
Chœurs : chasse tes idées noires

Sous les injures
J'en perçois la morsure,
Ce poison corrupteur
Qui me pousse à l'erreur

Refrain :
Chasse mes idées noires,
Chœurs : chasse tes idées noires
Chasse mes idées noires,
Chœurs : chasse tes idées noires

Mon cœur de serpent
Se faufile en douceur
Chasse mes idées noires
Chœurs : ami, amour, chasse tes idées noires
Je sais qu'à mes dépends
Il augmente en grosseur
Chœurs : chasse tes idées noires

Il siffle dans ma voix,
il charge mon halène
quand monte sa joie
dans mes discours de haines

Refrain :
Chasse mes idées noires,
Chœurs : ami, amour, chasse tes idées noires
Chasse mes idées noires,
Chœurs : chasse tes idées noires

Il y avait longtemps
Qu'il était caché sous les fleurs
Chasse mes idées noires
(Chœurs : ami, amour, chasse tes idées noires
Ce cœur de serpent
Qui te frôle et t'effleure
Chœurs : chasse tes idées noires

Tant de souillures,
De rejets de blessures
Et j'en prenais ma part
Dans le flot des voitures

Refrain :
Chasse mes idées noires,
Chœurs : ami, amour, chasse tes idées noires
Chasse mes idées noires,
Chœurs : chasse tes idées noires

LES ROMANTIQUES
Paroles et musique : CHEYMS


Sand :
Nous étions fous, passionnés, romantiques,
Pour un baiser, un long baiser, un doux baiser,
J'ai défié la morale à prôner le vrai, l'authentique

Chopin : Prêt à courir tous les dangers, ferme et stoïque
Pour exalter, mon cœur épris de liberté
J'ai lancé mon cheval dans toutes les charges héroïques

Refrain / Ensemble :
Et toute ma mélancolie,
Et toute ma mélancolie, mon vague à l'âme
Et toute ma mélancolie,

Sand : J'ai tout nos souvenirs glanés sur un scherzo
J'aime ton phrasé, j'aime voir courir, désabusés
Les doigts, de tes mains pales qui font violence à mon piano

Chopin : J'ai sur ma joue enfarinée, ta main posée
Laisse-moi rêver, laisse-moi rêver, un air tragique
A faire sauter l'arsenal de tout mon pays, en musique

Refrain / Ensemble :
Et toute ma mélancolie,
Et toute ma mélancolie, mon vague à l'âme
Et toute ma mélancolie,

Ensemble : Nous étions fous, passionnés, romantiques
On s'est aimé, on s'est aimé, sans s'apaiser
Chopin : Tel un Sardanapale sculpté dans une colonne antique,

Chopin : Je suis ta mélancolie,
Sand : Tu es ma mélancolie,
Chopin : Je suis ta mélancolie…

Sand : Je suis telle une vestale, bercée par tes gammes diatoniques,
Ton génie musical, écoule ses passions platoniques

Refrain :
Sand : Tu es ma mélancolie,
Chopin : Je suis ta mélancolie,
Ensemble : Je suis ta ma mélancolie, ton vague à l'âme...

LES SLAVES
Paroles & musique : CHEYMS


Chez eux tous les tartempions s'appellent pas Dupont mais plutôt Nowak Chœurs : Les slaves...
En bas prenez les yougos et puis plus en haut les tchécoslovaques
Chœurs : Des slaves...
Ils ont poussés les frontières des bords de l'Oder et jusqu'à l'Oural
Chœurs : Les slaves...

Refrain :
Et quand le cœur exalté se met à chanter polonais ou russe
On est guère étonné qu'ils aient fait trembler tous les rois de Prusse
Les slaves on connaît leur âme on dit qu'elle est grande on dit qu'elle est belle
Les slaves ont le goût du drame les causes perdues les rendent rebelles
Les slaves, les slaves, les slaves, les slaves, les slaves, les slaves…

Gare à ne pas les confondre, il faut se méfier, ils ont leur fierté Les slaves Chœurs : Les slaves...
Et bien qu'ils soient tous cousins, ils sont très enclins à se disputer
Les Chœurs : Les slaves...
Ils ont de part leur nature le goût de l'obscure et du théâtral Les slaves

Refrain :
Et quand le cœur exalté se met à chanter polonais ou russe
On est guère étonné qu'ils aient fait trembler tous les rois de Prusse
Les slaves on connaît leur âme on dit qu'elle est grande on dit qu'elle est belle
Les slaves ont le goût du drame les causes perdues les rendent rebelles
Les slaves, les slaves, les slaves, les slaves, les slaves, les slaves…

Ils tombent sous les pruneaux, mais avec brio et maestria
Chœurs : Les slaves...
Ils ont serré la ceinture sous la dictature du prolétariat
Chœurs : Les slaves...
Ils font à la vérité toute la beauté de l'Europe centrale

Chœurs : Les slaves...

Refrain :
Et quand le cœur exalté se met à chanter polonais ou russe
On est guère étonné qu'ils aient fait trembler tous les rois de Prusse
Les slaves on connaît leur âme on dit qu'elle est grande on dit qu'elle est belle
Les slaves ont le goût du drame les causes perdues les rendent rebelles
Les slaves, les slaves, les slaves, les slaves, les slaves, les slaves…

MARIAGE
Paroles & musique : CHEYMS


C'est un couple charmant qui resserre ses liens
Main dans la main couvé par les yeux de la foule
C'est un fou rire d'amant qui ne doute de rien
Un avenir incertain que se coule dans un moule

C'est des larmes qui roulent sur les joues des parents
Un oncle qui se soûle et fidèle à son rang
Un curé malicieux qui bénit de son mieux
Un homme et une femme, je vous le proclame

Refrain :
Tout cela tient dans un seul mot
J'en ferai le meilleur tableau
A condition de ne pas en faire une cage
Mariage !

C'est un cortège fleuri qui jouera du klaxon
Jusque dans la mairie on s'amuse et on rit
C'est un cousin germain qui pleure au téléphone
Et bien sûr des enfants toute une garderie

C'est une jolie frimousse dans les plis d'un landau
C'est une tata qui glousse devant un tel cadeau
C'est le fruit d'une promesse, un élan de tendresse
Un homme et une femme, je vous le proclame

Refrain :
Tout cela tient dans un seul mot
On dit qu'il rime avec les oiseaux
A condition de ne pas en faire une cage
Mariage !

C'est une conversation le soir au coin du feu
L'histoire d'une vie qui ne fait pas son age
C'est la même passion toujours au fond des yeux
Un désir endormi qui ne fut pas toujours sage

Et c'est l'espoir enfin de ne pas finir seul
Tout bêtement refroidi au fond de son linceul
Une rivière de diamant au cœur du firmament
Un homme et une femme, je vous le proclame

Refrain :
Tout cela tient dans un seul mot
Vivre à deux n'est pas un fardeau
A condition de ne pas en faire une cage
Mariage !

MINE
Paroles & musique : CHEYMS - 2011


Tiens revoilà Mine, tiens revoilà Mine
La belle visiteuse est de retour,
Je flatte son échine, flatte son échine,
Mine : Donne, donne, donne, donne moi ! Miaou !
Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu veux ?
Mine : Je veux du lait ou de la crème
Mon petit chat pas de problème,
Mais me reviendras-tu ?
Mine : Miaou !

Refrain :
Kotko mala, Kotko mala,
(Trad. polonais : petit chat, petit chat)
Il n'y a que toi sous mon toit,
Kotko mala, Kotko mala,
Il n'y a que toi
Mais où est-elle passée encore ?

Ah ! Je l'imagine, oh ! Je l'imagine,
Elle est retournée à ses amours,
Toujours elle se débine, toujours elle se débine,
Mine : Mais tu n'en a pas d'autre que moi ! Miaou !
Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu veux ?
Mine : Je ne veux pas de tes caresses !
Mon petit chat est une tigresse,
Ah ça ! Tout lui est dû !
Mine : Miaou !

Refrain :
Kotko mala, Kotko mala,
Il n'y a que toi sous mon toit,
Kotko mala, Kotko mala,
Il n'y a que toi
Mais où est-elle passée encore ?

Belle et libertine, belle et libertine,
Quand elle revient faire son petit tour,
Là dans la cuisine, là dans la cuisine,
Mine : Je sais qu'il n'y en aura que pour moi ! Miaou !
Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu veux ?
Mine : Je veux simplement que tu m'aimes !
Mon petit chat est un poème,
Je n'vous en dis pas plus...
Mine : Miaou !

Refrain :
Kotko mala, Kotko mala,
Il n'y a que toi sous mon toit,
Kotko mala, Kotko mala,
Il n'y a que toi
Mais où est-elle passée encore ?

NOEL EN LUSACE
Paroles & musiques : CHEYMS - 2010


Hier, nous étions tout deux les enfants du hasard
Oh ! Comme toute ces années me donnent le cafard
Aujourd'hui c'est Noël en Lusace

Pour tromper l'ennui d'un long voyage en auto
Je me languis déjà de te revoir bientôt
Ton absence prend toute la place

À retrouver l'hiver sur bord de la voie
Au fil de mauvais temps qui s'écoule sans toi
Tout me paraît morose et fugace

Refrain :
Comme ce jour de Noël en Lusace, en Lusace,
Comme ce jour de Noël en Lusace,
Comme ce jour de Noël

Nos souvenirs s'altèrent et leurs couleurs ont moins d'éclats
Ah ! qu'il est loin le temps de nos tout premiers pas
On en cherche vainement la trace

Mon cœur était ravi quand il avait vingt ans
À présent il est au pays des Serbes Blancs
Et il va s'endormir sous la glace

Refrain :
Comme ce jour de Noël en Lusace, en Lusace,
Comme ce jour de Noël en Lusace,
Comme ce jour de Noël

J'ai trouvé le Graal qui confine à l'essentiel
Comme une étoile qui scintille dans le ciel
Et je sais que rien ne la remplace

Ah ! qu'il est bas le soleil de ce pays-là
A-t-il jamais connu la saison des lilas ?
Je voudrais qu'il s'estompe et qu'il s'efface

Refrain :
Comme ce jour de Noël en Lusace, en Lusace,
Comme ce jour de Noël en Lusace,
Comme ce jour de Noël

PETITE SOURCE
(à Fernande)
Paroles & musique : CHEYMS


Les enfants :

Dis nous petite goutte
Qui naît dans les nuages, avant l'orage
Dis nous petite goutte
Toi qui voyage…

Comment trouves-tu ta route ?

La petite source :
J'ai l'âme fugitive
Je vais hors des fougères, jusqu'à la mer
Je coule dans l'eau vive
De la rivière…

Les enfants :
Dis-nous petite source
Qui naît dans les roseaux, pour les oiseaux
Dis-nous petite source
aux fraîches eaux…

Où donc finis ta course ?

La petite source :
J'ai l'âme vagabonde
Je vais hors des taillis, voir du pays
Je vais au fil de l'onde
Bonsoir, je fuis…

TRISTE SAISON
Paroles et musique : CHEYMS

Jetés dans la mer océane
Le verre et le cellophane
Tous les déchets ordinaires
L'ordure, m'est familière
Dans tout ces rejets que je glane
J'aperçois en filigrane
Les pas de mes congénères
Ceux de la fourmilière

Perdu sur les grandes artères
Qui ont hachuré le terre
Ma vieille auto est en panne
Mais ceux qui s'y pavanent
Ils me toisent d'un regard fier
Ma vie c'est pas leur affaire
C'est tout ce qu'il en émane
Dans mon cœur, dans mon crâne

Refrain : Triste saison, tristes heures…

La nature et son abondance
Accuse la tendance
Sur le marché monétaire
Sous son flux planétaire
Sur toutes les routes de France
Il se décline à outrance
En panneaux publicitaires
Et pourtant sur la terre

Refrain : Triste saison, tristes heures…

Toutes les prévisions nous promettent
Un sale temps sur la planète
La fin de l'ours polaire
Une ère caniculaire
Mais continue à faire tes emplettes
A courir à l'aveuglette,
Entre les deux hémisphères
Dans l'air crépusculaire
...

VOUS ÊTES BELLE
Paroles et musique : CHEYMS

Qu'il est doux d'être belle et d'avoir à ses pieds
Un éclatant cortège de fidèles soupirants
Si je suis, mademoiselle, dans vos petits papiers
Pourquoi donc prenez-vous cet air indifférent ?

Devant vous on se traînent, on vous couvrent d'égards
Vous paraissez si fier qu'on vienne vous lutiner
Mais qu'arrivera-t-il si vous n'y prenez gare ?
N'êtes-vous qu'une fleur qu'on aime à butiner ?

Vous êtes belle, belle, vous êtes belle
Et alors ? et alors ?

Au delà des échanges de mots superficiels
Que penseront les hommes de toutes vos fantaisies ?
De vous qui renoncez à soigner l'essentiel
Beauté trop honorée, assez d'hypocrisie !

Vous n'êtes qu'un agrément, fil de ma poésie
Voulez-vous qu'on vous juge sur une pareille chose ?
Est-ce là toute l'ambition que vous vous êtes choisie ?
Le malheureux destin d'une éphémère rose

Vous êtes belle, belle, vous êtes belle
Et alors ? et alors ?

A la première ride vous tomberez en disgrâce
Adieu ! la belle image que vous vous êtes créer
Fini les avantages que confère la grâce
Que les dons de l'esprit auraient pu suppléer

Vous pourrez pleinement saisir la portée de ces vers
Lorsque tout vos amants se seront envolés
Votre ancienne splendeur se lira aux travers
Plus que les traits de ma plume pour vous auréoler

Vous étiez belle, belle, vous étiez belle
Au premier abord, au premier abord,

Vous étiez celle, celle, vous étiez celle
Que j'aimais alors, que j'aimais alors…

 
 
Photos : Jean-Marc Kuntz Post-Romantique Prod. Prochain concert : Aucun de prévu pour l'instant